Demi teinte…

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Il semble bien loin le rythme apaisant des cités scandinaves vêtues d’ocre. Copenhague n’y appartient pas. Serait-ce ces nuits au clair du jour estival qui rend la Suède si paisible ? Ou le jaune-orangé qui habille la capitale danoise qui la rend si nerveuse ? Je n’en ai pas la réponse. 

Mais, ici, nous sommes à Paris, aux détails près des couleurs chaudes sur les façades et comme si, tout à coup, notre capitale avait gonflée ses avenues pour les doter d’un espace cyclable gargantuesque ! Dans un sens, comme dans l’autre; une voie pour les moteurs, une pour les pédales…et de même taille, s’il vous plait !
Les pauvres piétons n’ont qu’à mettre fesses en selle ! Leurs trottoirs de lilliputiens sont accaparés par les terrasses des boutiques et des stationnements à vélo qui fleurissent ça et là.
Dans cette fourmilière géante où tout se presse, point de klaxonne en excès, Rome est loin d’ici, le sang chaud ne coule pas dans cette contrée !
Un cycliste quitte sa voie, qui semble être un tapis roulant d’aéroport, tant le trafic est dense et fluide. Il lève la main et chacun sait sur sa petite reine qu’il quitte le rang. A chaque feu tricolore, c’est au minimum une dizaine de vélos qui met pied à terre…
Reste tout de même un trafic routier bien présent qui engendre ce bruit, brouhaha si familier des villes. Pour le perdre, rentrons dans Christiania. Cette ville libre dans la ville. Cet état dans l’état. Autoproclamée indépendante il y a une trentaine d’années, elle se voulait havre de paix ( que les gens ne courent plus, qu’ils soient heureux et libres). L’utopie des créateurs a laissé place à la dérive…
Touristes et dealers-consommateurs s’y pressent, laissant sur leur passage leurs détritus ( si vite ramassés par les services publics dans les autres cités !!).  Ce qui pourrait être un lieu de tranquillité ( seuls les vélos et piétons peuvent se déplacer dans Christiania ) est une zone de deal où l’on croise plus d’hommes aux visages cagoulés que l’on aurait imaginé et moins d’enfants riant et dansant sur une musique enivrante que l’on s’était prêté à vouloir y voir.
Il faut se frayer un chemin dans une zone bien triste faite de cabanons recouverts d’un camouflage de chasseurs ( la liberté n’est plus tout à fait la liberté) pour atterrir, enfin, à l’atelier  de confection des vélos qui font la renommés du site.
Dommage…
Dommage que les dérives noient les idéaux.
Dommage que cette cité dans la cité se pérennise plus par l’argent de ses drogues que par son savoir-faire artisanal.Dommage qu’en masse, nous soyons trop idiots pour en prendre conscience. Dommage que les interdits titillent toujours autant. Dommage que toutes ces belles idées, germées,réfléchies, utopistes, peut-être, de quelques uns qui auraient méritées, nous semble-t-il, qu’on s’y attardent soient bafouées.
Mais ne soyons pas trop sévères, c’est par l’île que nous quittons la capitale, pleine de verdure et de nature et c’est d’ailleurs là que nous y dormons en tête à tête avec une biche plus curieuse que craintive de ces cyclos. La nature est donc aussi un souhait à préserver dans cette mégalopole et c’est tant mieux.
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