Vélo- boulot – dodo

 

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Développer notre sens de la débrouille

 

 « chaque enfant est un artiste, le problème c’est de rester un artiste lorsque l’on grandit » Picasso.

Nous avons vécu en ville bien avant la naissance de nos enfants, pour les études. Aujourd’hui nous sommes dans le flou le plus total sur son intérêt. En effet, les habitants vivent les uns sur les autres tout en s’ignorant dans la majorité des cas. « je ne comprends pas pourquoi vous vous préoccupez des autres! » soutenait l’une de nos voisines en assemblée générale de copropriété. L’individualisme est le maître mot dans les grandes agglomérations. Nous souhaitons par ce voyage prendre du recul sur tout ça et amener notre famille à s’ouvrir au monde. Démontrer, certainement à nous même, qu’il est réellement constructif de vivre avec les autres. Au moyen de ce voyage, nous allons vivre au contact de la nature, avec le strict minimum. Le but est aussi de stimuler la créativité des enfants, la débrouillardise de tous, l’autonomie. A contrario de la vie citadine, qui est stimulante par nature de la consommation et des besoins créés en tous genres. Nombreux sont les habitants que l’on rencontre qui ignorent beaucoup de choses sur la nature, les animaux, ou qui se moquent de notre impact sur la planète. Je pense que les enfants ont besoin de bien moins de choses que ce que nous nous conditionnons à leur attribuer dès la naissance. Nous sommes formatés par une société de consommation qui met une pression énorme sur l’individu. Etre de bons parents c’est dépenser plus d’un mois de salaire avant l’arrivée du nouveau-né en matériel « spécifique ». En réalité, le seul besoin d’un bébé c’est l’amour parental.

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Mettre en avant la pratique du vélo cargo, « transpirer plus pour transporter plus »

La vie à vélo ! Ce fut progressif chez nous, il y a d’abord eu beaucoup de randonnées et quand notre premier enfant, Eliott, s’est fait un peu lourd on s’est mis au vélo. Une nouvelle problématique est arrivée quand le numéro deux, Pacôme, nous a rejoint. Il n’était pas question d’attendre qu’il se tienne assis pour pouvoir pédaler de nouveau ! Nous avons découvert le biporteur (un vélo à 2 roues qui peut transporter à l’avant 100 kilos de charge). Comme le budget vélo devenait conséquent il était logique que nos roues tournent régulièrement. Voilà comment l’usage cyclopède quotidien s’est installé !

images (24)Lorsque l’on veut transporter plusieurs enfants, ce mode de transport doux devient un peu plus compliqué. Si on y ajoute la volonté de prendre le vélo quelque soit le climat, il faut pouvoir mettre la progéniture au sec ! Les alternatives se réduisent et il reste les remorques enfants, peu visibles en ville et peu chaleureuses vis à vis des enfants. Leur visibilité est quasi nulle et le confort assez rudimentaire, la modularité y est impensable (assis côte à côte face à la roue est la seule option). L’autre alternative si l’on reste sur les roues: les vélos cargos ! Notre choix qui permet de transporter au sec 4 enfants (en réalité dans l’agencement ça peut être un adulte et 2 enfants, 2 enfants et les courses, un déménagement des copains, la récupération des enfants du quartier à la sortie de l’école..) avec un coté visuel plus correct pour les enfants comme pour le pédaleur et les conducteurs voisins.  Valoriser l’accès aux vélos cargos est l’un des objectifs de ce voyage. Plus couteux qu’un vélo, certes, mais combien moins cher, plus ludique, plus pratique, plus écologique qu’une petite voiture en ville ?!

Durant les années 1920 à 1950, l’essor de l’automobile a rendu l’usage du vélo ringard, obsolète, le moyen de locomotion du pauvre. Depuis les années 1970, les cyclistes augmentent peu à peu mais la relance est difficile. Les arguments phares sont le côté écologique, l’impact positif de la pratique du vélo sur la santé et, en ces temps de crise, de plus en plus l’argument économique. Nous nous rendons compte que dans le quotidien, l’usage de notre vélo cargo suscite des réactions. Ce mode de déplacement, peu fréquent, interpelle.  » cercueil sur roues » pour les uns, « originaux ou marginaux ?» se demandent d’autres, « des avant-gardistes ! » pour les convaincus… Dans cette démarche, les gens s’approchent, nous questionnent. L’inquiétude du prix de ce « joujou-utilitaire-mode de déplacement » se sent rapidement dans les premières questions. Alors oui, le vélo-cargo est plus cher qu’un vélo « classique », cher comme un beau vélo mais combien sommes-nous à jouir de sa glisse sur l’asphalte? un sur la selle, un, deux, trois, quatre dans l' »habitacle » ? Prenons la question dans l’autre sens, nous sommes très nombreux à posséder 2 voitures par foyer. On l’oublie, puisqu’elle arrive à se glisser dans les dépenses classiques d’un ménage. Elle? la voiture! Celle qui coûte, pour les moins onéreuses, 6 fois le prix d’un vélo cargo auquel vous aurez la joie de rajouter l’achat de sièges adaptés pour les enfants, et annuellement, le coût de l’essence, de l’assurance et l’entretien.

EXTRAIT  » combien gagne-t-on en investissant dans le vélo ? » par fred devred.

Vivre à un rythme biologique

« Dans tout ce que tu fais, hâte-toi lentement. » proverbe français.

Aujourd’hui 18 octobre 2014, jour de réchauffement climatique. Il fait 23 °c  et beau soleil dans le Nord-Pas-de-Calais. Le rhinocéros blanc est une espèce qui s’éteint. Il reste 7 individus sur terre. Les hommes images (9)s’en moquent. Que voulons-nous transmettre à nos enfants ? La notion de soldes et de compte épargne ? Je ne le souhaite pas c’est certain. On a bloqué un créneau dans cette journée inhabituellement chaude et avec d’autres acolytes biporteurs, on a pédalé. Librement, au rythme des coups de pédales des enfants, de leurs besoins fondamentaux, arrêts à tour de rôle dans leur monde où l’on vit chaque moment sans anticiper le suivant. Une balade intemporelle, où rien n’est planifié, où chacun oublie le lendemain, les contraintes. Nous avons bavardé tous ensemble, petits et grands, de choses légères, de vélo !

Il me semble qu’en respectant notre rythme biologique, les liens qui nous unissent se trouvent plus serrés. images (8)Nous prenons le temps d’être nous, à l’écoute des autres, de nos enfants, il n y a pas d’impératif social. Nos enfants sont plus reposés, plus dans le partage, plus dans l’écoute. Il y a moins d’agressivité qui découle du quotidien.

Les vacances d’été 2012 ont mis une grande claque aux idées préconçues de nos vies, de notre famille. Nous avons appris à vivre à notre rythme biologique, ce que nous, occidentaux, désapprenons à nos enfants jour après jour. Se permettre d’être soi, de vivre à la vitesse des éléments et en fonction d’eux.

Peut-être souhaitons-nous fimages (7)aire ce voyage pour découvrir les raisons pour lesquelles nous nous sentons tellement en décalage dans ce monde moderne? Nous courions sans cesse après l’instant suivant et nous avons décidé de ne plus le faire.

Confronter notre famille à un modèle culturel différent.

 

« celui qui ne voyage pas ne connait pas la valeur des hommes » proverbe maure.

 

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Nous avons décidé de pédaler jusque dans le nord de l’Europe. Destination Stockholm, lieu du virage, pour « redescendre ». De quoi traverser la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Suède. De quoi rencontrer en quelques kilomètres, différentes cultures et des Hommes. Nous avons décidé de partir vers le nord pour plusieurs raisons.

Dans de nombreux domaines les résultats sont très souvent meilleurs dans les pays scandinaves (réussite scolaire, prévention des maladies de la petite enfance, soutien en allaitement maternel, respect de l’environnement, système de sécurité sociale…). Par quels moyen réussissent-ils là où nous échouons? Comment apprendre de leurs réussites et de leurs échecs ? Comment faire pour changer notre façon de faire chez nous ?

Une autre raison est que lorsque l’on décide de partir en vélo et de dormir souvent sous tente les températures doivent être clémentes le 20°C est un idéal, ni trop chaud, ni trop froid… le moins de pluie possible devient le luxe !camps

A cela rajoutons que nous souhaitons partir de la maison en vélo directement et éviter au maximum les trajets en train. Non seulement parce que nous avons choisi nos jambes comme uniques moteurs mais il faut noter également que les trains ne sont pas très adaptés pour nos jolies vélos. Il sera très intéressant  de passer par quelques gares nordiques pour y observer ce qui y est fait en terme de vélo-train.

Vous l’avez compris, dans ces pays la bicyclette fait partie du quotidien. Partir en initiation « cyclopède » sans aller pédaler là où il est le plus pratiqué aurait été dommage.

Je suspecte d’ailleurs que dans nos veines  coule un peu de sang scandinave !

Les études qui ont été menées sur les populations caractérisentimages (20) les hommes du nord d’amoureux de la terre, dotés d’un optimisme sans borne, efficaces, organisés et consciencieux dans leur travail. Il y est acquis une égalité des sexes qui coule de source comme la confiance en la stabilité politique et sociale. L’auto-dérision, l’indépendance d’autrui et l’hospitalité font partie de leurs qualités. Bien évidemment tracer le profil d’une population est un peu caricatural mais il permet d’apercevoir ce qui découle d’un état d’esprit général. Pour toutes ces raisons, nous sommes excités à l’idée d’aller y faire un tour, d’échanger avec ces Hommes qui, de part leur position géographique, ont, peut-être, le mètre de recul nécessaire sur le monde occidental.

 

Promouvoir le voyage en famille à vélo

« lorsque tout semble allez contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujours face au vent  » H. Ford.

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Nous souhaitons mettre en valeur le vélo. Objet de loisir, de locomotion, accessible dans beaucoup de pays et pour beaucoup de bourses, praticable à tous les âges, les nôtres sont devenus des membres de la famille. Malheureusement, le vélo reste une pratique occasionnelle pour bon nombre de français. On constate pourtant que la majorité des déplacements urbains faits en voiture font moins de 5 km! Une distance facilement réalisable en vélo.

Nous aimerions, au moyen de ce voyage, valoriser les aventures en famille, démontrer que nous n’avons pas besoin de grand chose pour être heureux.images (11)

Nous sommes convaincus que par la promotion de projets comme celui-ci, il est possible de faire changer les mœurs d’une population. L’amour du vélo passe par les enfants le plus souvent c’est certain. Lorsque notre fils aîné est entré à l’école maternelle, il pratiquait la draisienne (un de vélo sans pédale) très habilement et elle lui procurait une autonomie incomparable aux poussettes de ses camarades. En moins d’ un mois, ils étaient plus d’un tiers de l’école à avoir troqué avec délectation la poussette contre le « vélo-équilibre »! Toutefois dans nos écoles primaires et maternelles, aucun système ne permet de pouvoir laisser sur place le bolide de nos tendres têtes blondes… L’augmentation du trafic routier sur les grosses agglomérations est devenue un bon entrainement à la patience et au nom de la douceur de l’habitacle, du confort de l’inactivité irréelle qu’est la conduite, le marché de l’auto continue de vendre ! Mais ce phénomène a réveillé, dans quelques esprits, le concept de vélo comme moyen de transports. Je suis convaincue que les personnes qui usent de coups de pédales quotidiens gagnent en quiétude, en équilibre il en va de soit, en temps, en valorisation de leur personne, en mieux être et en satisfaction.images (13)

Utiliser le vélo, c’est avec un grand OUI mais nous souhaitons aussi, par ce voyage, donner l’envie aux autres parents de passer le pas (car c’est la seule chose difficile à faire) et de se lancer dans les préparatifs d’un voyage, sans moteur autre qu’humain, avec leur progéniture. Le but n’est pas d’avoir une destination mais que le parcours, ses rencontres, ses imprévus, ses détours soient le voyage à eux-seuls. Les distances parcourues n’ont pas d’importance. Utiliser le vélo c’est avant tout, ne rien louper, ne surtout pas aller trop vite, pour avoir la vision de chacun, instant par instant. Prouver que l’on ne s’arrête pas de vivre parce qu’on a des enfants mais qu’au contraire, il faut se dépasser pour leur transmettre les valeurs qui ont de l’importance à nos yeux. Nous souhaitons promouvoir ce mode de déplacement catéléchargement (3)r, tous les usagers du vélo vous le diront, il favorise la communication, délie les langues, encourage les échanges avec autrui, ce qui disparait de plus en plus à l’heure de l’individualisme, du chacun pour soi, de l’indifférence, de l’incivisme, du téléphone  portable et de…l’automobile.