Come back

 

Le compte à rebours est lancé. Dans une petite dizaine de jours seulement, nous vidons nos sacoches. Nous rallumerons l’eau courante, nous réenclencherons le processus sédentaire. Alors, jusque là, nous savourons chaque brise, chaque goutte de pluie, chaque crevaison comme un instant de gagné sur la route. 

Plus du tiers d’une année s’est écoulée en mode nomade…et comme notre regard a changé.
Nous revenons les poches chargées de projets, qu’il faudra s’atteler à réaliser. Mais nous aimons ces moments, relevez nos manches, concevoir, façonner, crayonner un rêve jusqu’à sa métamorphose concrète. Après avoir observé, interrogé, critiqué, essayé 5 autres cultures si différentes les unes des autres, il y a cette envie de nature, de lenteur, de liberté qui nous apparaît très importante aujourd’hui. 
Un regard en arrière et nous ne regrettons rien. Ni les démissions, ni la vente de la voiture, ni le combat mené auprès de l’éducation nationale, ni les pluies ou le froid, ni même ce Mittellandkanal ! 
Ce que je peux vous glisser dans le creux de l’oreille….c’est bon vous êtes bien là ?… C’est que les doux rêves que vous avez dans un coin de la tête, ceux qui reviennent dans ces instants où ils  sont les seuls auxquels vous vous raccrochez, ceux que vous remettez à plus tard, toujours, mais qui ne veulent jamais partir….de temps en temps….attrapez-en un sous le bras et maintenez-le fermement…il devient réalité.
 
Pourvu que la poussière d’elfes qui me reste dans les yeux ne disparaissent jamais !
 
Tendrement et du haut d’un rêve,
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Göteborg

Prononcez « geuteborg » lorsque vous parlerez de cette ville en soirée mondaine! 
C’est d’abord par la mer que nous t’avons découverte. Posée sur des rochers couleur rose granit, nous avons vérifié nos billets, nous serions-nous trompés de destination ? On se croirait à Perros Guirec ….. en bretagne! Mais non, c’est bien en Suède que nous débarquons et à mesure que la ville approche, de bretons, il n’est plus question !
Tu es grande et tranquille à la fois. Construite au XVII ème siècle, par les hollandais of course, tu as des allées pour chaque mode de transport et voitures, tramways, bus, vélos, piétons se croisent sans encombre, sans klaxon…d’ailleurs les volvo en sont-elles pourvues ? C’est vraiment à se le demander. Tes habitants vivent tous en immeuble, tel est le deal que vous avez conclue ensemble et en retour c’est 175 m2 de verdure par tête que tu leur offre!!! Mais chez toi, c’est culturel, on partage la laverie, le bureau, la cuisine et le jardin ! Ton camping d’ailleurs veut nous faire vivre à ta manière et nous sommes dans cet enclos de 100 m2 pas moins de 6 tentes à se partager….les sardines 😉
Mais en Suède, on travaille à la ville et on s’y entasse volontiers car lorsque le soleil boude le fond de son lit, on court, pédale, vole, nage, randonne, kayake vers la nature où chacun est libre de dormir où bon lui semble ( le droit de cueillette !!) et où tout bon suédois qui se respecte possède sa cabane de trappeur rouge, perdue dans la verdure…
L’homme moderne de Suède n’est pas blond ! Il est plutôt…barbu, le crâne à blanc, porte sa chemise à carreaux de bucheron et un béret – casquette mais avec un flegme anglais sympathique et il arbore, même en pleine semaine, sa poussette avec tout ce qu’elle contient, peut-être plus que sa moitié !! 
Reste à parler de ta journée, Göteborg, celle qui dure plus que de raison et où les oiseaux et leurs chants ne nous aident pas à nous réveiller puisque sans pause et sans relâche, ils chantent…et c’est désespérément que l’on peut attendre que le dieu incas s’endorme… Il change tout juste sa couleur, nous faisant croire pour quelques heures qu’il revêt son pyjama mais…ce n’est qu’un leurre…curieuse sensation, a – t – dormi entre tes murs, göteborg, est -ce un doux rêve ?