« Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde. » Ghandi

  Lire la suite

Publicités

bon et puis après, on fait quoi ??

Une liberté comme celle que l’on s’est octroyée pendant quelques semaines a un prix ! Lire la suite

Sur la route

Come back

 

Le compte à rebours est lancé. Dans une petite dizaine de jours seulement, nous vidons nos sacoches. Nous rallumerons l’eau courante, nous réenclencherons le processus sédentaire. Alors, jusque là, nous savourons chaque brise, chaque goutte de pluie, chaque crevaison comme un instant de gagné sur la route. 

Plus du tiers d’une année s’est écoulée en mode nomade…et comme notre regard a changé.
Nous revenons les poches chargées de projets, qu’il faudra s’atteler à réaliser. Mais nous aimons ces moments, relevez nos manches, concevoir, façonner, crayonner un rêve jusqu’à sa métamorphose concrète. Après avoir observé, interrogé, critiqué, essayé 5 autres cultures si différentes les unes des autres, il y a cette envie de nature, de lenteur, de liberté qui nous apparaît très importante aujourd’hui. 
Un regard en arrière et nous ne regrettons rien. Ni les démissions, ni la vente de la voiture, ni le combat mené auprès de l’éducation nationale, ni les pluies ou le froid, ni même ce Mittellandkanal ! 
Ce que je peux vous glisser dans le creux de l’oreille….c’est bon vous êtes bien là ?… C’est que les doux rêves que vous avez dans un coin de la tête, ceux qui reviennent dans ces instants où ils  sont les seuls auxquels vous vous raccrochez, ceux que vous remettez à plus tard, toujours, mais qui ne veulent jamais partir….de temps en temps….attrapez-en un sous le bras et maintenez-le fermement…il devient réalité.
 
Pourvu que la poussière d’elfes qui me reste dans les yeux ne disparaissent jamais !
 
Tendrement et du haut d’un rêve,

Mittellandkanal ( ou la dure réalité des cyclos)

 

Jour 1 : départ d’Hannover tous guillerets, il fait doux, nous trouvons la route tout de suite. Ah ce joli canal, les insectes créent une petite mélodie, ce chemin est rupestre, parsemé de petits cailloux. Nous essuyons 2 crevaisons mais c’est un monde sans voiture….j’adore cet endroit !
la nuit le long de ce fleuve artificiel est tranquille, quelques piqûres de taons mais il faut bien les nourrir un peu, ils nous offrent le logis ! Les péniches glissent sur l’eau, tout est zen…image

Jour 2 : réveil aux aurores. Il fait chaud, nous sommes collants et le débarbouillage de la veille n’est pas aussi efficace qu’une douche. La famille taons d’hier à prévenu les siens, impossible de déjeuner ici. Ils sont déchaînés ! Nous remballons fissa et commençons à pédaler à jeun. Il faudra 10 km pour en être, un peu, débarrassés et remplir nos estomacs. Les petits cailloux du sentiers se transforment en voie de chemin de fer désaffectée, caillas et nids de poule. Lire la suite

un jour sans fin

 

Il aura commencé sous la pluie, sur fond gris, tranquille. Petit à petit, les gouttelettes se sont étoffées et nous voilà ce midi bien humides à la chasse aux grenouilles, un sandwich à la main le long de ce canal… Objectif : atteindre l’Elbe dans l’après-midi pour, peut-être, se tester avec notre caravanes de 4 chameaux dans ….un train ! Lire la suite

Farvel

 

Les éléments semblent nous retenir. Voilà maintenant sept jours que nous foulons de nouveau le pays d’Andersen et bien loin de nous ce climat estival, quasi méditerranéen, que nous avait offert la Suède. Lire la suite

Demi teinte…

.

Il semble bien loin le rythme apaisant des cités scandinaves vêtues d’ocre. Copenhague n’y appartient pas. Serait-ce ces nuits au clair du jour estival qui rend la Suède si paisible ? Ou le jaune-orangé qui habille la capitale danoise qui la rend si nerveuse ? Je n’en ai pas la réponse.  Lire la suite

Ocytocine…hormone de l’attachement

Les voyages, la vie nomade bousculent les repères…les nôtres mais aussi ceux des gens que nous croisons. Ces belles rencontres, courtes et intenses, capables de bousculer à jamais. Telle est la vie à bord de Biporteur forever.

Il y a aussi, comme en mer, ce huis clos. Nous sommes liés les uns aux autres pour le meilleur et pour le pire.
Et la vie de couple, me direz-vous ? Il faut, en effet, avoir les hormones en ébullition car il te faudra surmonter quelques obstacles.
Commençons par la fatigue. Le nez au vent toute la sainte journée, les cuisses et les mollets en effort constant, le mental suivant le tout, digne voiture balai, il se doit d’être présent dans les coups de pompe ! Alors le soir se peaufinant, te restera-t-il encore un peu de courage ?
Oui ? Parfait.
Tu as pris soin de mettre dans tes bagages ta progéniture, rappelle- toi, tu voulais leur faire découvrir le monde, qu’ils voient les différences comme une force, qu’ils goûtent à la persévérance, la réalisation d’un rêve…et ce soir…ils sont là aussi ! Ils ont faim, ils ont la couleur d’un chemin de terre et portent sous les ongles tout le peuple des minimoys ! Ils te faudra donc réaliser tes tâches de parents accomplis… Quand arrivera l’heure de l’histoire…
Dans ce petit habitacle qu’est la tente, tu devras t’armer de patience jusqu’à ce que Morphée, enfin, accueille tes baroudeurs en herbe.
L’idée d’un petit câlin est toujours en toi ?
Alors maintenant, pries. Pries pour que le dieu des cyclos soit avec toi. Qu’il est veillé à ne pas comprimer le canal pudendal de ta moitié, qu’il est pris soin de ne pas faire cultiver de champignons entre ta selle et toi, que le vent, les pentes de la journée et la transpiration aient laissé le cliché sexy du muscle luisant dans l’effort sous un effet coiffant l’Oréal dans l’œil lubrique de ton partenaire. Parce que tu le vaux bien ! 
Alors…l’amour est à l’épreuve des balles et dans cet habit de toile, dans la douceur et la lueur d’un soir scandinave, avec le chant de oiseaux roulant les R suédois comme fond sonore, laisse-toi aller, si méritant, ce moment sera un doux morceau de chocolat fondant dans la bouche à bonne température…en mieux !
Tu regagneras toi aussi le royaume de Morphée le sourire aux lèvres, il est plus de minuit, dans quelques heures tu vas remonter sur ta selle, produire une quantité d’endorphines tellement indécentes que le sourire ne te quittera plus… Et ton ocytocine, hormone suprême de l’amour, éclabousse à longueur de journée ton aimé, n’es crainte, de l’envie il restera toujours…  

Décision

Un rendez-vous pour des retrouvailles familiales à Göteborg, nous a fait mettre pied à terre pendant quelques jours. Nous prenons une vague de la réalité du quotidien en pleine figure.

Lire la suite